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Chantal Biya, 50 ans et encore des choses à donner.

Chantal Biya, 50 ans et encore des choses à donner.

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Focus sur le parcours d’une entrepreneure sociale hors échelle

Au Cameroun elle est sans aucun doute classée au patrimoine national. C’est la « Ma’a chantou » de tous les citoyens. La célébration de ses 50 ans le 4 décembre dernier a fait vibrer de bonheur l’ensemble des Camerounais. Un demi-siècle et toujours le même sourire, toujours la même fraicheur et la même vitalité. Chantal Biya est un cadeau béni du ciel, une pierre précieuse dont la narration de la vie pourrait prendre place sur de millions de pages. Cette femme d’exception ne s’est jamais cantonnée à un rôle de première dame classique mais elle a la réputation d’être une femme active, engagée pour les bonnes causes. C’est en grande partie la raison pour laquelle elle bénéficie d’un capital sympathie important auprès des Camerounais, principaux témoins de son attention et de sa légendaire générosité. Aider les autres, c’est plus qu’une passion chez elle, c’est une vocation, son exclusive motivation, l’emblème officiel de sa vie. Une entrepreneure sociale de premier plan unanimement respectée à travers le monde, dont le dévouement pour les causes sociales inspirent et commandent l’admiration.

Chantal Biya est une intarissable source d’inspiration devenue l’égérie d’une nouvelle vague de boss ladies éprises de paix, ayant la claire conscience des souffrances auxquelles font face leurs semblables. Ouverte, pleine d’entrain et toujours bien lunée, cette femme de caractère au style vestimentaire flamboyant est à n’en point douter, la principale fierté du pays. 

Depuis pratiquement une vingtaine d’années, la nouvelle quinquagénaire milite avec une ferme conviction pour l’éducation des enfants et sa passion pour l’humanitaire a fait l’objet d’une étude scientifique sérieuse menée par des enseignants de haut volt qui ont pris le chemin d’analyser ses différentes réalisations philanthropiques. Un cœur en or dont on connaît la sollicitude constante envers les petits enfants malades.

Son allure distinguée et son aura font d’elle et tous les spécialistes de la publicité comparative le reconnaissent l’une des femmes les plus imposantes de l’Afrique Francophone. 

La mère de la nation comme on l’appelle, a pourtant évolué dans un environnement qui ne la prédestinait pas à être la femme puissante et impactante qu’elle est devenue aujourd’hui. Issue d’une famille modeste, c’est à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun que l’ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO a grandi.

Les plus belles réalisations de la première dame du Cameroun en quelques lignes.

En 1994, l’année de son mariage avec le président de la république, la lauréate d’or avec cordon du grand prix de l’humanitaire en France,mue par un pur patriotisme, créée la fondation Chantal Biya pour lutter contre la pauvreté, la maladie, les exclusions de toute nature en milieu urbain et rural. Une organisation qui sera reconnue d’utilité publique en 1999. 

Sous son impulsion, le 15 novembre 2002, l’ONG Synergies Africaines voit le jour. Une association panafricaine à but non lucratif qui regroupe les premières dames du continent ainsi que les personnes physiques de bonne volonté qui consentent à adhérer à sa vision qui est de venir en aide aux personnes nécessiteuses en leur offrant parfois des médicaments ou du moins des produits de première nécessité mais surtout de promouvoir par tous les moyens, l’amélioration des conditions de vie des femmes rurales.

À énumérer ses actions sociales, on pourrait en perdre son souffle. Les plus démunis sont toujours les premiers à recevoir les semences de ses bonnes grâces. Chaque année, celle dont la date d’anniversaire est ancrée dans l’esprit de tous les camerounais, mobilise des ressources énormes pour faciliter l’acquisition des antirétroviraux pour les mères et enfants séropositifs et organise des sessions de sensibilisation des femmes en âge d’accoucher.

Très sensible à la souffrance des enfants qui luttent au quotidien pour avoir quelques motifs d’espérance, cette dame forte et bienveillante porte de nombreux projets de développement pour l’amélioration du bien-être des camerounais. C’est en partie grâce à elle que l’hôpital de district de Dschang a été équipé et rénové.

En ce qui concerne son déploiement sur le terrain, elle a son petit rituel : chaque 24 décembre, elle se rend au chevet des jeunes enfants malades pour leur apporter du réconfort. Une véritable preuve d’amour qui dit long sur sa volonté d’apporter sa pierre à l’édifice et de construire une nation dans laquelle personne ne sera laissée au bord du chemin.

Une chose est certaine, il est difficile de ne pas être fasciné par le charisme de cette maman attachante, remplie d’humanisme, qui a le secret des petits gestes qui ravissent les camerounais. La présidente-fondatrice du Cercle des Amis du Cameroun (CERAC), – la principale vitrine de ses actions sociales – est une amoureuse éperdue de sports notamment du cyclisme. Au Cameroun, le grand prix cycliste porte d’ailleurs son nom. Une discipline considérée comme sa distraction la plus chère et qui est complètement à l’image de l’énergie qu’elle mobilise en toute discrétion pour bousculer les habitudes et lutter contre le SIDA. 

Chantal Biya a donné à son combat, une dimension suffisante pour que son intérêt dépasse très largement les frontières africaines et elle fournit sans cesse des efforts pour construire une société juste en aidant les couches sociales défavorisées. La preuve, celle qui est commandeur de l’ordre international de la protection civile a offert une lueur d’espoir aux personnes en détresse en inaugurant en 2006, son centre international de référence pour améliorer la prise en charge des malades. Une structure qui soutient également la recherche médicale et qui investit dans le traitement et de la prévention du VIH.

 C’est peut-être ce qui lui vaut d’être généralement comparée à la « Mère Teresa ». Pour certains, il s’agirait d’un clin d’œil à son incroyable destin et pour d’autres, d’une forme de reconnaissance à son héroïque engagement au service des personnes délaissées, en quête du nécessaire pour pouvoir au moins survivre.

À l’heure où elle célèbre son cinquantenaire sur la terre, Chantal Biya aurait pu se vanter d’avoir laissé une empreinte remarquable à travers ses œuvres sociales et sa sollicitude. Mais la First Lady, consciente que l’humanité entière a toujours besoin d’elle s’active pour répondre aux différents appels. Connue pour sa vitalité sans égale et sa générosité sans pareille, « Ma’a Chantou » a fait mieux que souffler sa 50ème bougie le 4 décembre dernier, elle a jeté de l’eau sur le feu émis par chaque cœur des enfants d’Afrique, pour y raviver l’espoir qui commençait à flétrir. 

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