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Rebecca Enonchong. Le visage des nouvelles technologies en Afrique.

Rebecca Enonchong. Le visage des nouvelles technologies en Afrique.

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Attention ! Si vous vous fiez à son visage de reine de beauté, mal vous en prendra ! Rebecca Enonchong est l’archétype de la main de fer dans un gang de velours car derrière  Son joli minois, se cache une femme d’affaire redoutable.  

Alors qu’en Afrique et dans le monde, la galaxie  tech est largement dominée par les hommes, la techwoman marche sur les platebandes de ces messieurs et ne s’en excuse pas. Son audace n’a d’égal que sa rage de vaincre, l’énoncé de son tord le coup au fameux dicton menteur “sois belle et tais-toi”.

À la tête de plusieurs incubateurs et startups au Cameroun, cette leadeuse est le produit d’une culture de l’excellence et du dépassement. Un incroyable talent, modèle de courage et de réussite, qui apporte un regard neuf et extérieur pour écrire un nouveau chapitre de l’économie numérique africaine. 

Figure incontournable des nouvelles technologies en Afrique, Rebecca Enonchong originaire du Sud-Ouest Cameroun, est une fervente promotrice de la technologie africaine et la preuve que la féminité n’est pas un handicap mais une force. Cette ancienne cadre financier qui ne jure que par le digital est le produit de son éducation et de sa connaissance. 

La force de sa détermination est le principal moteur de sa réussite précoce. En effet, elle se familiarise très tôt avec l’outil informatique durant ses études d’économie au Cameroun. Un entraînement quotidien et une remise en question permanente lui permettent ainsi de mieux comprendre l’un des domaines les plus complexes et les plus vastes de la sphère économique.

En 1982, alors qu’elle n’a que 15 ans, celle qui était passionnée de l’entrepreneuriat se lance dans la vente porte-à-porte des abonnements aux journaux en parallèle avec ses études aux Etats-Unis. 

Séduit par ses qualités commerciales et son sens du leadership, elle est nommée Manager de l’entreprise, deux ans après (17ans). Elle n’abandonne pour autant pas ses études. Après l’obtention de son baccalauréat, elle s’inscrit à l’université Catholique d’Amérique où elle obtient une Maîtrise en économie et poursuit sa carrière tour à tour à la Banque interAméricaine de Développement et chez Oracle corporation, l’une des plus grandes entreprises de logiciels. La ‘’Business Angel’’ détient d’ailleurs près de 100 certifications chez Oracle et est la première femme africaine certifiée dans l’histoire de cette organisation.

Le début d’une épopée technologique.

Une fois son diplôme en poche, la fille du célèbre avocat Henry Ndifor Enonchong va alors se lancer de grands et palpitants challenges. En 1999, elle fonde AppsTech, une entreprise spécialisée dans les logiciels de gestion d’entreprise. C’est le début de son ascension vers les sommets. 

En moins de trois ans, les performances de son entreprise impressionnent et la demande sur le marché est grandissante. Elle décide alors d’étendre ses activités sur l’Afrique et presque sans le savoir, tisse un lien fort avec le continent. La première filiale africaine de son entreprise voit le jour au Ghana en 2001 puis, pour accélérer le développement du tissu industriel de son pays natal le Cameroun, elle décide de s’y implanter en 2002. Une difficile expérience qui rejoint le lot de ses nombreuses désillusions mais qui ne suffit pas à refroidir l’enthousiasme de ce poids lourd du High-tech. 

Peu habituée à l’échec, cette phase va l’amener à redoubler d’efforts pour parvenir aux résultats flamboyants. Elle prend donc la décision de retourner au bercail et en profite pour prendre le pouls de l’explosion technologique en Afrique. Les sacrifices consentis pour surmonter ces obstacles seront payants puisque c’est en 2002 qu’elle se révèle aux yeux monde Numérique au travers de sa nomination lors du forum mondial de Davos en Suisse, comme « Global Leader for Tomorrow » aux côtés d’un certain Larry Page, le co-fondateur de Google.

Son engagement pour la promotion de la technologie en Afrique

Cette entrepreneure a consacré une grande partie de sa vie professionnelle à la promotion des nouvelles technologies en Afrique avec la conviction que ce serait «l’un des moyens les plus simples de bâtir notre économie et d’avoir un impact maximum avec un minimum d’investissement ». Pour développer le tissu économique et soutenir l’entrepreneuriat local, elle crée en 2014 le Cameroon Angels Network pour aider les porteurs de projet à élaborer un business plan, trouver des financements. Rebecca Enonchong multiplie les casquettes dans la sphère numérique africaine et affectionne les projets technologiques à fort impact social qui ont des modèles d’affaires simples et efficaces. 

Rebecca Enonchong

Un exemple de dynamisme à qui on doit le projet ActivSpaces, un incubateur présent dans deux grandes villes notamment Douala et Buéa (les principaux pôles technologiques du pays) qui consiste à accompagner les jeunes entreprises dans leur processus de croissance tout en leur incitant à créer des emplois et de la richesse. 

Très appréciée dans les cercles du numérique et de l’information, elle est élue en Mars 2017, présidente du conseil d’administration de Afrilabs, un réseau panafricain qui regroupe tous les centres d’innovation sur le continent. Une tâche qu’elle va accomplir avec beaucoup de compétences puisqu’elle est réélue en 2019 lors de l’assemblée générale.

Rebecca Enonchong, la passion de la transmission

L’adepte du FinTech, conseillère de la banque mondiale dans le cadre du concept ‘’L’Afrique excelle’’, mise sur l’internet pour oxygéner l’économie numérique africaine. Rebecca Enonchong veut aujourd’hui, donner la possibilité aux jeunes entrepreneurs de rentabiliser sur leurs idées, de transformer leurs innovations en véritable business. Elle se bat pour que tous les africains puissent bénéficier de la galerie d’opportunités offertes par l’univers digital.

Cette ambassadrice de la technologie africaine dans le monde, membre du conseil d’administration de la fondation salesforce.com n’a plus grand-chose à prouver pour chatouiller l’admiration de ses pairs. Celle qui a travaillé avec les Nations unies dans le cadre du Women’s Global Advisory commitee a pratiquement tout raflé sur son passage. 

En 2013, elle figure parmi les 50 femmes d’affaires reconnues par le magazine financier New African et l’année suivante, le magazine Forbes la classe parmi les dix femmes « Tech fondatrices » à suivre en Afrique. 

En Avril 2017, elle est primée lors de la journée de la femme digitale du Margaret d’honneur pour son soutien en tant que présidente d’Afrilabs, au développement des startups africaines. Présidente d’Africa Technology Forum, ce mentor de plusieurs startups technologiques qui siège au conseil de la Venture Capital for Africa (VC4A), est également fondatrice de « I/OSpaces », un espace de co-working inclusif aux Etats-Unis. 

Par sa rigueur et son sens de l’organisation, elle a définitivement inscrit son nom dans l’annuaire des femmes leaders qui entretiennent la flamme du Cameroun dans le monde. Un monde, qu’elle parcourt désormais pour convaincre les investisseurs étrangers de voir dans le continent africain, un vaste marché regorgeant d’énormes potentialités.

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