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Social. Noël Aurore Moussi ou la passion d’aider

Entrepreneuriat social

Social. Noël Aurore Moussi ou la passion d’aider

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Avec les revenus issus de son travail, elle aurait pu faire comme tant d’autres. Mener une vie de Fashion ladies, dépenser à tout va pour se faire plaisir, profiter des douceurs de la vie, se lancer dans la fructueuse industrie des mèches ou des produits cosmétiques mais Aurore Francine Moussi a choisi un couloir dont la seule évocation du nom suffit à dégouter toutes les business women qui ne jurent que par la rentabilité financière de leurs investissements, le social. Une femme au cœur tendre, au cœur d’ange qui détonne par sa singularité.

Âgée de 36 ans et mère de 2 enfants, cette Camerounaise curieuse et déterminée est le visage épatant d’une diaspora utile et engagée, solidaire des souffrances subies par les personnes restées au pays. 

Si cette enseignante qui a officié à Libreville au Gabon avant de confortablement s’installer en Europe est très impliquée dans l’humanitaire, c’est avant tout parce qu’elle sait ce qu’elle doit à son passé. N’eut été le soutien de sa famille, sa vie aurait été un véritable fiasco. 

Alors qu’elle est en classe de terminale, elle tombe enceinte et le doute s’empare de son jeune esprit. Encouragée par sa mère, elle décide de garder son enfant et obtient son baccalauréat la même année.

Fort de cette expérience de vie, elle a récemment lancé la Fondation Adolescentes Mères Isolées (FAMI) qui œuvre dans l’action sociale et qui a pour but de venir en aide aux jeunes mamans en détresse, les éduquer sur les différents moyens de contraception, lutter contre leur déscolarisation mais surtout restaurer la fierté et la dignité de ces jeunes filles très souvent terrassées par la honte, pour qu’elles reprennent confiance en la vie, en l’avenir. Bref, pour qu’elles retrouvent la place qui doit être la leur dans la société.

Chargée de l’indéfectible volonté de partager les bribes de son humanisme, cette leadeuse hors du commun mène son activité caritative avec un mélange unique de bienveillance et de rigueur. 

Dans un pays où les sentiments d’amour et de fraternité semblent avoir dans une large mesure disparu et où la voracité a atteint des proportions inquiétantes, cette Assistante Maternelle obsédée par le désir de transmettre, veut imprimer une direction nouvelle. 

Par cette initiative ambitieuse et audacieuse, celle qui n’a jamais cessé d’apprendre sur la nature humaine veut faire la démonstration de ce que, seule une grande chaîne de solidarité peut contribuer à soulever les montagnes et à conjurer les malheurs qui pèsent sur les personnes démunies. 

Une boussole neuve permettant d’orienter ces jeunes mamans qui n’ont que l’affliction en partage.

Qu’on le dise tout haut, Aurore Francine Moussi appartient à l’encourageante catégorie des entrepreneurs qui ont la main sur le cœur et qui écrivent un nouveau chapitre sur la générosité au Cameroun. 

Maintenant qu’elle vit à proximité de la lumière et totalement à l’abri du besoin, l’épouse de Monsieur Moussi née Aurore Francine Noëlle Ngokomol qui a souvent été best manager pour l’organisation des soirées caritatives en Suisse, a pleinement conscience que son rôle ne se limite pas à fournir du poisson aux mères isolées mais à les apprendre à pêcher, les rendre autonome. 

À travers ses voyages et grâce à ses recherches personnelles, celle qui fut employée libre-service dans un prêt-à-porter sait que ces jeunes mamans ont l’habitude d’attendre la pluie en avalant de petites gorgées d’un espoir bas de gamme et s’active pour apporter des réponses concrètes aux problèmes posés par ces dernières. 

Ce qui pourrait être considérée comme inaccessible,  la digne fille d’Eséka qui a effectué une partie de sa vie scolaire à Ndjamena, la capitale tchadienne , le considère comme une chose toute simple et n’allez surtout pas lui dire que c’est une activité routinière qui ne demande que des aptitudes intellectuelles de second rang. Elle est à fond dans ce projet humanitaire qui a déjà entamé une ascension incroyable dans l’atmosphère.

Son rêve frise la simplicité : elle souhaite pouvoir être accompagné par des personnes qui comprennent le passionnant chemin qu’elle a emprunté et qui partage sa vision.

Basée au quartier pk12 à Douala, une ville régulièrement guettée par l’extrême pauvreté, son organisation accueille tout ce que la cité économique compte de jeunes filles vraiment délaissées. 

Sa passion pour le don chatouille la curiosité. Pour comprendre pourquoi cette brave dame travaille dans un environnement privilégié mais mène pourtant une vie de sacerdoce pour voir les jeunes filles de son pays qui vivent ce qu’elle a évité de justesse heureuse, il faut cliquer sur le discours de l’ancien président tanzanien John Magufuli qui en 2017 a fait une étonnante sortie pour dire qu’il n’était pas favorable à l’idée que les jeunes femmes enceintes continuent d’aller à l’école.  

Une séquence qui a mobilisé toute l’indignation de cette ancienne élève du lycée technique de Maroua, une «role model» qui consacre désormais toute son intelligence et son énergie dans l’entrepreneuriat social, au service des jeunes mères isolées.

Pour l’instant, le rayon d’action de son association est limité en raison de certaines circonstances tout à fait particulières qui tiennent notamment au programme d’activités. Mais Aurore Francine Moussi compte bien dans un futur proche, se déployer sur l’ensemble du territoire national.

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